CONSEIL DE LA MÉTROPOLE
SÉANCE DU JEUDI 22 MARS 2018

 

 

Monsieur le Président, Chers Collègues,

Cette délibération est l’occasion, vous me le permettrez, de revenir sur la manière dont notre Métropole met en œuvre les compétences qui lui sont dévolues par la Loi.

Cette convention, au demeurant nécessaire dans son principe théorique pour maintenir un lien de proximité avec les usagers des transports scolaires et les communes, a une conséquence immédiate : elle nie les politiques librement définies, choisies et assumées par les territoires avec leurs communes.

Cette convention a pour objet dites-vous d’organiser, de relayer, d’optimiser, d’instruire, vous auriez pu rajouter : rationnaliser, sélectionner, rentabiliser. Elle a donc un effet concret immédiat : elle oblige tout le monde à se plier à une harmonisation qui ne tient pas compte par exemple, que dans le pays de Martigues, il y a des élus qui ont mis en place des transports scolaires spécifiques avec un principe de gratuité, que ces élus ont été réélus, entre autre pour mettre en œuvre ces politiques, et qu’aujourd’hui, même s’ils sont toujours élus, jusqu’en 2020, ils n’ont pas la liberté d’appliquer ces choix.

Et ce sans concertation, sans discussion.

A-t-on discuté de l’avenir de la tarification des transports dans notre Métropole ? A-t-on évoqué l’avenir des gratuités partielles et de la gratuité totale des transports comme dans le Pays d’Aubagne, dans notre Métropole ?

Libre à la majorité Métropolitaine de croire qu’il n’y a pas d’usagers dans les transports que ce ne sont que des clients, mais permettez au moins à la minorité d’avoir une autonomie de pensée, nous vous demandons donc de créer les conditions pour qu’une vraie discussion ait lieu sur le sujet… Et qui sait ? Peut-être que les minorités et les majorités ne seraient pas là où l’on pense.

En tout cas, au prétexte, qu’un billet unique permettrait à des jeunes collégiens ou lycéens de se promener dans toute la métropole hors Marseille d’ailleurs, avouez que la pilule est difficile à avaler quand jusqu’alors ceux-là même circulaient dans leur bassin de vie pour zéro euro.

 

Ca fait cher du kilomètre pour se rendre quelque fois de Martigues à la Ciotat quand on a 15 ans…

Alors comme j’ai déjà eu l’occasion de l’exprimer dans mon territoire, je ne vous suivrai pas, par principe, dans cette délibération.

Au même titre que j’ai eu l’occasion plusieurs fois de demander une vision de la trajectoire financière de notre métropole, je vous demande un vrai débat sur la question des transports spécifiques comme ceux des scolaires par exemple ainsi que sur la question des tarifs.

Avec vous le comprendrez un principe posé : la gratuité comme socle de cette discussion.

Merci

 

Gaby CHARROUX

Vice-Président de la Métropole

Organisation des transports scolaires entre la Métropole AMP et les communes membres de la Métropole
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