CONSEIL DE TERRITOIRE
SÉANCE DU MERCREDI 23MARS 2016

 

 

Monsieur le Président de cette séance d’installation de notre Conseil de territoire,

Chères et Chers collègues,

 

Pourquoi présenter une candidature à la présidence de cette institution que la loi réserve à notre seule Métropole Aix-Marseille-Provence ? Afin de tenir compte de son caractère objectivement multipolaire, afin aussi d’entendre les inquiétudes légitimes provoquées par la méthode à l’œuvre depuis 3 ans et demi et l’éloignement des lieux de décisions ?

 

Quelles que soient les évolutions qui prendront effet en 2020, nous pensons que ce Conseil est potentiellement utile et que l’avenir n’est pas inscrit dans le marbre. Nous ne sommes pas dupes des motivations institutionnelles profondes visant à renforcer la compétitivité (tolérez l’emploi d’un gros mot) au sens capitaliste du terme, c’est-à-dire court-termiste et financier.

 

En même temps, bien que minoritaires nous sommes bien décidés à faire en sorte que la Métropole et le Conseil de territoire permettent de réduire les inégalités, produisent du commun, de la coopération et de la solidarité. C’est dans ce contexte que nous présentons une candidature. Elle n’est pas de simple témoignage mais a une réelle dimension constructive au service de rapports équilibrés avec les communes ; s’appuyant sur 15 années de posture à la fois critique, mais toujours assortie de propositions.

 

Ce fut vrai sur l’incinérateur et notre volonté – certes non entendue – de faire de la gestion publique le cœur du débat. Ce le fut aussi sur la fiscalité, sur la gestion de l’eau où le formidable outil technique qu’est la SEM le serait encore plus s’il ne versait pas de dividendes, sur l’indispensable métro vers l’hôpital nord mis au rancard alors qu’en 1988 déjà le dossier pour sa prolongation jusqu’aux abattoirs était stabilisé, sans oublier l’unicité de la RTM et son développement avec le retour du Tramway en régie ; il y en aurait bien d’autres à citer…

 

Il y eut bien sûr aussi le cas de dossiers dont l’un ou l’autre d’entre nous a eu la charge, et qui ont pu avancer pour le plus grand bien de l’intérêt général et de la satisfaction des besoins des habitants. Ce fut particulièrement le cas entre 2008 et 2014 sous la présidence d’Eugène Caselli, mais on peut aussi trouver des exemples entre 2000 et 2008 sous la présidence de Jean-Claude Gaudin.

 

Ces quelques mots pour bien faire comprendre que notre candidature n’est inspirée ni par la défiance, ni par un quelconque calendrier électoral. Elle est un message simple : ce Conseil de territoire n’est pas condamné à être inutile et éloigné des aspirations de la population. Sous des formes diverses nous y prendrons toute notre place. Nous veillerons particulièrement à ce que certaines avancées ne soient pas détricotées.

Nous veillerons aussi à ce que tout ce qui contribue à la co-construction des projets dans le respect des communes reste la marque de fabrique d’une pratique à laquelle nous avons largement contribuée.

 

Vous l’avez bien compris, Cher(e)s Collègues, dans notre esprit notre Conseil de territoire ne peut pas être qu’un guichet, ni un lieu pour projets technocratiques imposés d’en haut.

 

Patrick MAGRO

Conseil de Territoire – Élection du Président
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